Shopping Adventure, le marché du web-to-store

Oui, j’ai déjà perdu la moitié des lecteurs mais, pas de soucis, on va t’expliquer ce qu’est le web-to-store et tout et tout :)

La stratégie pertinente cross-canal

C’est l’histoire d’une jeune start-up dont le projet Shopping Adventure est plus qu’ambitieux voire même assez révolutionnaire.

Depuis deux ans maintenant, l’objectif de Shopping Adventure est de créer le plus gros moteur de recherche local en France et de devenir un outil incontournable pour les enseignes dans leur stratégie de cross canal et web-to-store.

Le web-to-store, tout le monde en a déjà entendu parler, mais comment ce concept peut-il réellement être intégré dans les stratégies des enseignes et quelles en sont les applications ?

Bref, sans plus attendre, on va accueillir David Krief qui va nous parler du concept.

C’est quoi, le web-to-store ?

  • [TiPi’s blog] : Salut David. Mets-toi à l’aise, tiens voilà quelques glaçons pour ton apéro et on attaque l’interview. On va commencer par définir ce qu’est le web-to-store, j’en vois au fond qui froncent les sourcils depuis 2 minutes !
  • [David] : Bonjour tout le monde. Alors, pour faire simple, le web-to-store se définit comme une tendance comportementale des internautes recherchant un maximum d’informations sur le web avant de réaliser leur achat dans le monde physique.

Depuis l’explosion d’internet, les consommateurs ont pu tirer profit d’un grand nombre d’informations leur permettant d’être en meilleur position pour un achat optimal (meilleurs prix, avis clients, conseils, forums, notations d’un produit, fiches descriptives, informations sur les boutiques…).

Depuis la création d’eBay en 1995 puis celle de PayPal en 1998, nous avons pu assister à une réelle explosion de la toile en tant que nouveau canal de distribution. L’apparition dans la foulée des comparateurs de prix a aussi fait exploser le commerce en ligne, à tel point qu’on a pu se poser la question de l’avenir du commerce traditionnel. Le web comme nouveau support de distribution et de communication a fait apparaitre un ensemble de nouvelles stratégies dites multicanal.

99% des internautes ne viennnent pas sur un site marchand pour acheter

  • [TiPi’s blog] : Tu peux nous en dire plus sur l’évolution comportementale des consommateurs avec l’arrivée du e-commerce ?
  • [David] : Force est de constater qu’après plusieurs années d’e-commerce, la majorité des consommateurs ( + de 90%) préfèrent encore acheter en boutique. Une question se pose alors : si, par exemple, une enseigne a un taux de conversion de 1% de vente sur le web (ce qui est en soit déjà excellent), que fait-elle pour convertir les 99% internautes ? Que cherchent ces internautes en allant sur le site ?

Ces 99% d’internautes cherchent en fait un ensemble d’informations pour acheter dans les meilleures conditions au sein des boutiques physiques. C’est de ce résultat même que s’explique l’émergence du web-to-store dont l’objectif devient clair : utiliser le web conjointement aux autres canaux de distribution pour optimiser les ventes. Voilà pourquoi on parle de cross-canal.

Web-to-store, le lien entre virtuel et magasin

Les enseignes doivent mettre en œuvre une stratégie adéquate pour convertir au mieux et rediriger le trafic non converti online pour le convertir en vente offline et vice versa.

En conclusion l’achat en boutique étant un phénomène durable, le web-to-store devient une stratégie clé et durable pour les enseignes qui souhaitent optimiser leur taux de conversion online /offline.

Implémentation et outils existants pour une stratégie web-to-store

  • [TiPi’s blog] : Très intéressant. Et donc, à ce jour, quels sont les outils qui existent alors ?
  • [David] : Depuis 2010, après avoir rencontré la plupart des grandes enseignes françaises, nous avons [NDLR : David Krief, Jérôme Bénoliel, Philippe Romano et Arnaud Wetzel] peu à peu évangélisé ces dernières sur le principe du local shopping et les enjeux du web-to-store.

Plusieurs acteurs existent sur le marché et proposent différentes solutions aux enseignes. Certains acteurs créent chez l’enseigne de nouvelles data dédiés magasins :

  • Le store locator. Déjà mis en place par la plupart des marques, elles ont géolocalisé leurs boutiques améliorant leur visibilité et donnant ainsi une information capitale pour l’utilisateur afin de l’orienter vers le magasin le plus proche.
  • Le product locator. Une cinquantaine d’enseignes l’ont mis en place, essentiellement celles convaincues par notre concept Shopping Adventure. Après avoir développé ces donnés pour intégrer notre plateforme, ces informations ont logiquement été intégrées sur leur site. Les utilisateurs peuvent, grâce à cette fonction, localiser les boutiques disposant des produits recherchés.
  • Le click and collect. Très développé en Angleterre, il représente le futur de l’affiliation locale. Cette fonction permet de réserver un produit en ligne et d’aller le retirer en boutique. En France, cette solution est développée par un nombre restreint de marques mais notre partenaire Proximis est en train d’évangéliser le marché et de s’imposer comme la référence sur cette solution.

D’autres acteurs créent des services orientés utilisateurs pour apporter plus de visibilité aux magasins et générer plus de trafic.

En 2010, les acteurs du couponing ou encore les réseaux sociaux géolocalisés ont tenté d’apporter du trafic aux magasins. Cependant, à trop se concentrer sur les promotions, ces acteurs n’ont pas vraiment su apporter une réelle solution ROIste pour les marques ni un réel service indispensable et utile pour un consommateur sur le long terme.

Moteurs de recherche locale

  • [TiPi’s blog] : C’est notamment le cas des moteurs de recherche locale non ?
  • [David] : Effectivement, les moteurs de recherches comme www.ShoppingAdventure.fr ou Milo.com (racheté par eBay aux US) proposent une réelle valeur ajoutée à la fois pour l’utilisateur et l’enseigne mais le chemin est encore long. En effet, les barrières technologiques risquent de limiter le nombre d’acteurs en raison de la complexité des données à centraliser et de la nécessité de se connecter en temps réel aux systèmes d’information des marques.

Web-to-store, cross-canal et moteurs de recherche locale

Sur ce type de site, l’objectif est de rassembler toutes les informations disponibles sur le local, notamment :

  • le stock de chaque produit dans chaque boutique avec une gestion des prix, ce qui est très délicat à gérer (les même produits pouvant avoir des prix différents en fonction de la boutique) ;
  • les informations boutiques ( localisations, horaires, itinéraires, fiche boutique promo…) ;
  • toutes les solutions et fonctions qui sont et seront développées sur le marché du web-to-store (click and collect par exemple).

La promesse est donc forte pour ce marché et les enseignes se sont toute mobilisées. Ce qui est sûr, c’est que l’implémentation d’une stratégie parfaite web-to-store n’est pas encore pour tout de suite. En ce moment même, les enseignes testent plusieurs solutions mais, ce marché étant en constante évolution et de nouveaux outils apparaissant régulièrement, il est difficile de savoir quelle sera la meilleure stratégie.

L’achat en boutique étant incontournable, il est indéniable que le web-to-store restera le sujet préféré des enseignes pendant encore très longtemps… l’aventure ne fait que commencer !

Shopping Adventure, le moteur de recherche locale pour ton shopping

  • [TiPi’s blog] : Merci pour ce topo sur le web-to-store et la recherche locale.
  • [David] : Merci pour cette interview.

Pour conclure, je propose que tout le monde aille tester Shopping Adventure !

Près de 50 enseignes sont déjà présentes sur notre moteur de recherche locale dans toutes les villes de France, du secteur de la mode (Jules, Bonobo, Etam, Promod, Pimkie, Berenice…) à la distribution avec des enseignes comme Castorama ou encore Boulanger. Nous avons aussi les Galeries Lafayette !

En quelques clics, préparez tranquillement votre séance de shopping avec www.Shoppingadventure.fr :)

Web-to-store, recherche locale, tu en penses quoi ?

Tu peux continuer la lecture avec le dossier de presse de Shopping Adventure.

  Dossier de presse Shopping Adventure (8,4 MiB, 318 hits)

Et, si jamais tu as un avis sur la question ou un complément à apporter à l’ensemble, viens donc commenter !

Catégorie Marketing, Référencement, Souk

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3 commentaires
  1. Bonjour à vous !

    Et je vous remercie de votre interview ! Je voulais juste apporter un point de vue différent pour nuancer un petit peu bien que je ne sois qu’un petit pois dans la soupe.

    Pour vous mettre en situation, j’ai travaillé dans plusieurs boutiques de distribution spécialisées dans l’électroménager, l’électronique et le divertissement dans des enseignes comme FLY, Darty, FNAC, Boulanger, etc… Et pour nous, en tant que magasinier et vendeur/conseiller, on sent bien que les clients font le contraire. Du moins dans toutes les expériences que j’ai eues. Je m’explique.

    Beaucoup de personnes rentrent dans notre magasin pour être informés d’un ou plusieurs produits. Après obtention des dits renseignements, la personne s’en va pour l’acheter sur internet. Nous, conseillers, qui sommes souvent rémunérés à la prime de vente, sommes dénués par rapport à cette pratique.

    Par contre, je dois bien admettre qu’un très petit nombre de clients reviennent pour finalement le prendre chez nous. De plus, de par ma manière de vendre/conseiller, j’ai souvent des retours d’utilisateurs (je le demande constamment) afin de pouvoir enrichir ma présentation et aussi suivre personnellement le client après un achat (chose qu’internet ne propose pas pour l’instant).

    Après, je dois accorder que cette pratique dépend en grande partie de la catégorie de produit. Tout produit nomade, électronique de passion (ordinateur, appareil photo, console de jeu, voir même le radio réveil) sont beaucoup plus susceptibles d’être achetés par internet que dans notre magasin.
    Dans tous les cas, j’aime votre idée et je vous soutiens à fond les ballons ! C’est un concept très bien présenté et pertinent. Si seulement il y avait un suivi personnel qui peut aussi faire office de coach shopping ! Là ça serait une bonne complémentarité ! De plus, si vous vous créer une application pour Smartphone vous aurez là environnement propice à donner aux clients de faire des bonnes affaires ;)

  2. Alors, pour reprendre mon expérience de consommateur et en tenant compte de mon bagage virtuel, j’ai tendance à analyser mon produit sur toutes les supports en ligne.

    Après, en fonction du produit, des garanties, du SAV proposé, je passe par le web ou IRL. Quand je vais dans un magasin, c’est souvent dans le cas d’un achat encombrant (pour limiter les frais de port) ou un achat délicat (histoire d’avoir un SAV de proximité au cas où).

    Reste que, selon moi, le web-to-store est juste une nouvelle étape du référencement d’un magasin. Pourquoi être sur Google Shopping si on ne peux pas trouver le magasin directement IRL ? Je ne suis pas du tout nomade (aucun smartphone à l’horizon) mais je pense que c’est le « retour aux sources ». On a voulu faire tout ce qu’on pouvait via le web et, maintenant, on en revient.

    Après, pour tout ce qui est du comportement général des consommateurs, on va voir ce que les autres répondent :) Merci Allan pour ton commentaire ;)

  3. Je pense que le web to store (on parle également de ROPO ou Reseach Online, Purchase Offline) est un moyen rationnel pour faire les achats.

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